28.02.2008
Pourquoi l'idée de dissoudre l'Assemblée Nationale est mauvaise
Ça chauffe sur la blogosphère MoDem!
Un article de la jeune et pétillante Quitterie Delmas fait fureur en ce moment sur son blog (déjà plus de 150 commentaires!). Elle y propose d'appeler le pouvoir à dissoudre l'Assemblée Nationale parce que le pays est bloqué, selon elle.
Je trouve cette idée assez gênante pour plusieurs raisons:
- les élections législatives ont eu lieu il n'y a même pas un an, la légitimité des élus est encore fraîche et surtout irréprochable, du point de vue de la loi électorale actuelle
- le pays n'est pas bloqué dans ses réformes à cause d'un désaccord profond entre le Parlement et le gouvernement, ni entre le gouvernement et le peuple, ni entre l'Assemblée et le peuple
- les Français en veulent aux agissements de N.Sarkozy(mariage-divorce, exhibition de ses vacances alors que le pouvoir d'achat tend à baisser...), et non pas à l'UMP, ni au gouvernement actuel, ni à la présente Assemblée
Certes, et je suis de leur avis, un certain nombre de Français n'aime pas trop les réformes avancées par le gouvernement( loi de sûreté qui est trop répressive et pas assez préventive, paquet fiscal alors que les caisses sont vides...), mais ce n'est pas une raison pour dissoudre l'Assemblée Nationale, élue au suffrage universel au mois de juin, car la dissolution est un outil dont dispose le Président pour mettre fin à une situation de blocage.
Mais maintenant raisonnons dans le sens de la proposition de Quitterie Delmas: l'Assemblée est dissoute, une majorité socialiste prend le contrôle de l'Assemblée...oui, et on va où? Exactement dans le même sens! Du moment que l'on n'aura pas intégré une dose de proportionnel, le résultat dénoncé par Quitterie sera identique, quelque soit la majorité au pouvoir! L'Assemblée actuelle est absolument légitime et démocratique du point de vue de la loi électorale actuelle(ça ne veut pas dire que je cautionne cette loi, c'est juste une constatation démocratique: on ne va pas dissoudre une Assemblée élue démocratiquement et légitimement selon une loi en vigueur, si les circonstances de la dissolution ne sont pas réunies).
En fait, il faut se battre pour faire changer cette loi électorale, afin que les citoyens soient véritablement représentés dans cette Assemblée représentative du peuple... Dissoudre l'Assemblée, élue en vertu d'une loi en vigueur, avant de modifier cette même loi, c 'est ne pas respecter la valeur de la loi: on ne peut pas aller à son encontre comme bon nous semble. Je ne dis pas que cela est bien car je suis partisan de la possibilité pour les citoyens d'invoquer l'inconstitutionnalité d'une loi devant une juridiction qui s'en référera au Conseil Constitutionnel (cela avait été proposé au début des années 1990 mais refusé...). Mais actuellement, il faut faire pression en tant que citoyen pour exiger la modification de la loi électorale, et non pas demander la dissolution de l'Assemblée, ce qui n'apporterait rien, à mon sens.
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25.02.2008
Le véritable enjeu des élections municipales: les conseils communautaires?
Quels sont les enjeux de ces élections municipales?
Au niveau national, il s'agit d'un test pour les différents partis politiques: le PS veut croire qu'il existe toujours, le MoDem veut se lancer, l'UMP veut éviter la casse...
Mais au niveau local, outre le fait de gérer une ville, ces élections vont indirectement décider qui va diriger les communautés, quelles soient urbaines, d'agglomération ou de commune. Ces EPCI (établissement public de coopération d'intercommunalité), sont devenus primordiaux, voire même plus important que les villes en elles-même. Pourquoi? Tout simplement parce que les maires ayant intégré un EPCI, ont moins de pouvoir puisqu'ils ont abandonné une partie de leur compétence au Conseil communautaire, et plus précisément au président de ce conseil. Ces abandons de compétences concernent généralement la voirie, les transports, l'eau...
Ainsi, on voit des villes où le maire actuel est sûr de remporter une nouvelle fois la mairie, mais on se demamnde s'il va pouvoir continuer à contrôler l'EPCI. Dans une hypothèse négative, sa victoire à la mairie serait à relativiser: il n'aurait pas toutes ses compétences, et de nombreux dossiers lui échapperaient complètement, perdant donc une partie de son pouvoir de décision.
C'est pour cela que dans des villes comme Bordeaux ou Lilles, les maires sortants, quasi-sûrs d'être réélu(parfois même dès le premier tour), mènent deux campagnes de front. A Bordeaux, Alain Juppé(Maire et vice-président de la CUB, Communauté Urbaine de Bordeaux), conforté par des sondages flatteurs, doit lutter gagner, non pas la mairie, mais la présidence de la CUB, et récupérer ainsi la totalité (et plus) de son pouvoirs de décision. Un exemple: ce n'est pas Alain Juppé qui a mené le dossier du tramway, mais son adversaire socialiste, qui est à la présidence de la CUB).
Le problème se pose de la même façon pour Martine Aubry à Lilles, qui doit conserver la tête de l'EPCI pour s'assurer de maintenir le contrôle totale de sa ville.
Au Havre, l'enjeu n'est pas pareil, puisqu'un principe posé par Rufenacht et qui fait jurisprudence semble acquis: c'est le maire du Havre qui prend la présidence de la CODAH(Communauté d'Agglomération du Havre).
Cela pose le problème de la sincérité démocratique des EPCI, surtout dans les villes comme Bordeaux et Lilles: alors que les citoyens ont voté pour une liste précise avec ses propositions d'actions, ils risquent de se retrouver avec des changements dans leurs villes pour lesquels ils n'avaient pas voté, puisque décidées par la présidence de la communauté qui est, ou peut être, dans l'opposition municipale.
En fait, les habitants d'une communauté devraient aussi voté pour le Conseil Communautaire. Cela avait été proposé par Pierre Mauroy en 2000, mais cette proposition a vite été écartée... Il y a encore des intérêts à sauvegarder...
22:32 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales 2008, conseil communautaire
24.02.2008
"Casse toi, pauvre con!": Sarkozy est réellement fou!
Après l'épisode du Conseil Constitutionnel, on pouvait une fois de plus constater l'ego surdimensionné de Nicolas Sarkozy, se croyant capable de tout, même d'aller à l'encontre des Sages. Dans ma dernière note, j'ai expliqué que c'était peut-être lié à sa prise de pouvoir.
Mais non! Regardez cette video prise lors de la visite de Sarko au Salon de l'Agriculture.
En fait, il est tellement égocentrique, parano, égoïste, imbu de sa personne, que dès qu'on le critique, qu'on ne l'aime pas, qu'on va à son encontre, alors il pète les plombs et ne peut plus se contrôler(comme dans la vidéo ou aussi comme il l'a fait avec Azouz Begag).
"C'est grave, docteur?". Pour un Président de la République oui!
01:25 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.02.2008
Sarkozy: la folie du pouvoir
Alors que Nicolas Sarkozy ne cesse de descendre dans les profondeurs abyssales des sondages, il tente tout, absolument, tout pour remonter la pente, ou du moins essai-t-il.
Nouvel essai: M.Sarkozy veut se présenter en héros devant les Français. Le Conseil Constitutionnel, garant de la conformité des lois par rapport à la Constitution, norme suprême dans la hiérarchie des normes, vient de valider sa loi de rétention mais en éliminant le côté rétroactif de la loi( article 8 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen). Se révoltant contre cette décision, le Président n'a pas trouvé d'autre moyen que de dénigrer le Conseil Constitutionnel en voulant passer outre l'avis du CC, en demandant au Premier Président de la Cour de Cassation, Vincent Lamanda, de lui trouver les moyens de contourner la décision constitutionnelle. Ainsi, Nicolas Sarkozy veut montrer aux Français qu'il se bat pour que les "monstres"(comme il les appelle) ne sortent plus jamais d'un milieu clos et qu'ils évitent de violer ou de tuer, car forcément des monstres ça le reste à vie! Le problème n'est pas là: où sont les financements pour pouvoir guérir ces "monstres"? Il n'existe en France que 2 ou 3 centres psychiatriques destinées aux violeurs et tueurs, qui le sont à cause d'une maladie mentale. Ces centres tentent de guérir ces malades, mais ils sont débordés et manque cruellement de moyens financiers et humains. Que faire? Tous les enfermer à vie selon Sarkozy! Donc merci Monsieur le Président, vous, qui nous protégez et nous sauvez! Vive sa remontée dans les sondages!
Sarkozy est-il devenu fou? Selon l'article 5 de la Constitution, il est le garant de la Constitution et doit absolument respecter les décisions du Conseil Constitutionnel. Nul ne peut aller à l'encontre des Sages: ce que fait Nicolas Sarkozy fait peur: jusqu'où est-il près à aller? Critiquer le Conseil Constitutionnel, c'est critiquer son travail de conformité des lois par rapport à la Constitution: donc si à l'avenir le Conseil Constitutionnel refuse une lois car contraire à la Constitution, Sarkozy saisira la Cour de Cassation pour avoir les moyens de l'appliquer
13:25 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2008
Tractage ce matin à Sanvic: rencontre avec tous les candidats sauf...
Ce matin , la campagne d'Hervé de Bressy débuta véritablement en commençant par le marché de Sanvic. Sanvic fait partie du 6ème canton où Hervé de Bressy est candidat sous les couleurs oranges du MoDem. Arrivé à 8h du matin, nous avons reçu un très bon accueil des habitants de Sanvic venant faire leur marché. Hervé de Bressy a ainsi pu se faire connaître des Sanvicais, lui qui est candidat pour la première fois à une élection.
Puis est arrivé un militant du parti des Vert qui distribuait les tracts de Laurent Logiou, candidat PS (soutenu aussi par le PRG et les Verts) au municipale. Quasi-simultanément ( c'est à dire vers 10h), le candidat PCF du 6ème canton (Eric Lor)est arrivé pour donner ses tracts et se faire connaître des habitants. Nous avons échangé pendant quelques instants nos points de vue sur les élections, puis sommes reparti tracter chacun de notre côté ( en fait le militant Vert et le candidat PCF tractaient ensemble).
Puis, Mme Dufour est arrivée. Sans prendre la peine de saluer républicainement le candidat MoDem( Mme Dufour est passé devant le candidat MoDem en l'évitant ostensiblement, puis elle est repassée devant lui, et alors que M. de Bressy lui a clairement dit"Bonjour Mme Dufour", elle est passée devant lui en l'ignorant totalement, ce qui a choqué nombre de personnes témoins de la scène); elle est partie à d'autres occupations. Au delà du manque de politesse, on peut apercevoir la façon de penser de Mme Dufour s'agissant de sa campagne électoral: élue au premier tour lors des dernières élections cantonales, elle pensait probablement réitérer cela et ne pensait donc pas faire campagne.
Mais le but d'une élection, c'est de rentrer en contact avec la population, écouter leurs problèmes et tenter de leur expliquer les solutions que l'on tentera d'apporter: un électorat n'est pas un bien acquis, c'est le principe de la démocratie. De plus, j'aime bien réaffirmer ici que le but d'un élu est de participer à l'intérêt commun. Comment? Tout simplement en sachant régulièrement ce que souhaitent les habitants et tenter d'apporter des réponses utiles au bien de tous. Certes, il y a la réunion de quartier, mais beaucoup de personnes ce matin nous ont confié qu'ils ne voyaient les élus que lors des élections.
Citoyen s'intéressant de près aux besoins de ses concitoyens (il est membre d'une association de parents d'élèves), Hervé de Bressy saura être à l'écoute des problèmes de ses électeurs, et ce en permanence, tout en se battant pour ses idées et son programme!
21:55 Publié dans Le Havre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.02.2008
Réforme scolaire: le retour aux fondamentaux, oui mais quid de la culture?

La réforme présentée par Darcos peut sembler partir sur de bonnes bases: le retour aux fondamentaux(français, calcul...) permettant l'égalité des élèves concernant leur base de savoir.
Cependant, le retour à la "morale" me gêna... C'est sûrement dû au mot en lui même: la morale, la morale... Pour moi et pour d'autres connaissances, lorsque je leur ai dit que le gouvernement souhaitait introduire un cours de moral à l'école, ils ont tous dit: "quoi?!" Sous ce mot, qui peut vouloir signifier un retour trop en avant, se cache je l'espère la volonté d'inculquer aux jeunes les valeurs de la République. Je me rappelle mes cours d'instruction civique au collège où on nous apprenait le fonctionnement de la République: fonctionnement des institutions mais aussi et surtout la valeur des mots que sont Liberté, Égalité et Fraternité. Je me pose donc la question de savoir si ce cours de moral sera un cours similaire à celui d'instruction civique, ou un cours inculquant bêtement la différence entre le bien et le mal? Car le retour aux fondamentaux ne peut pas se priver du développement de l'esprit critique de l'élève, et cela ne peut passer que par l'apprentissage de la culture et d'une langue étrangère(on voit les choses différemment avec une langue étrangère...)
Quid donc de l'éveil à la culture, de l'enseignement de l'anglais (ou d'une tout autre langue...)? Oui pour un retour renforcé des fondamentaux mais pas au détriment absolu de la culture et de l'enseignement de l'anglais.La culture est un bon moyen de développer la conscience et l'esprit critique de l'enfant et l'apprentissage d'une langue dès le plus jeune âge est gage d'une meilleure assimilation de celle-ci.
Darcos propose un cours d'Histoire de l'art: non, ce n'est pas la bonne solution! On développe son esprit critique en pratiquant l'art(musique, peinture, petit poème pour dire ce que l'on pense...), pas en restant assis son son siège à écouter l'instit raconter la vie des autres artistes. Pratiquez, pratiquez!
Résumons: au départ une idée intéressante mais que vient faire ce mot de moral (d'ailleurs mal choisi au moment où Sarkozy ne cesse de parler de morale religieuse...inquiétant...) et où est passé l'éveil à la culture et à l'apprentissage d'un langue étrangère (déjà que les petits Français sont à la traîne en terme d'apprentissage de l'anglais...)?
23:50 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le département est-il encore nécessaire?
C'était une proposition alléchante de François Bayrou lors de sa campagne présidentielle: la suppression des Conseils Généraux, ou plutôt sa fusion avec les Conseils Régionaux.
En effet, quel citoyen connaît particulièrement les différentes compétences afférentes aux Conseil Généraux et aux Régionaux? Personnellement, je m'y perds un peu (collège pour le CG, lycées pour le CR...et après je me rappelle plus trop!). Bref, une fusion des deux Conseils apporterait de nombreux avantages:
- meilleur lisibilité de l'action de la collectivité pour le citoyen
- économie: certes pas dans l'investissement (puisque si les compétences du CR augmentent alors augmentons considérablement son budget) mais dans le fonctionnement (actuellement, le CG de Seine-Maritime est déficitaire et doit emprunter pour fonctionner)
- faire prendre conscience aux élus que le but de leurs actions doit se conformer à l'intérêt général et non à leur propre intérêt: le CG reste pour eux un bon moyen de se lancer un peu plus dans leur carrière, alors que ces considérations ne devraient même pas leur venir à l'esprit!
La Commission Attali avait apporté un espoir en proposant la suppression des départements: que n'avait-il pas proposé? Haro des Umpistes sur l'ex-sbire de Mitterrand! Et même François Bayrou a critiqué cette proposition, je n'ai pas compris... Alors que Sarkozy avait promis d'appliquer toutes les propositions de la commission, il décida de passer directement à la trappe cette proposition, pourtant la seule qui aurait réellement pu engranger des économies...
Pourquoi une telle haine envers cette proposition? Le CG étant un véritable tremplin pour les politiques politiciens, ceux-là ont fait pression sur le Président pour qu'il l'éjecte. D'ailleurs, la présidence des Hauts de Seine par Sarkozy ne l'a-t-elle pas lancée? Et celle d'Estrosy dans les Alpes-Maritimes?
Bref, une si belle idée, permettant de rénover les collectivités françaises, noyé des sa naissance...
Mais battons-nous pour que cette idée émerge dans l'esprit des citoyens, et c'est le but des candidats à l'élection cantonale,partageant cette réforme, que de faire connaître ses bienfaits.
Au Havre, les candidats MoDem partagent cette idée et veulent la diffuser au sein même du Conseil Général, lieu où il auront le plus d'impact concernant cette réforme.
20:15 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.02.2008
Brigitte Dufour et son "voter bien": le déni de démocratie!
Lors de la réunion publique du 19 février à Sanvic concernant les élections municipales avec la présence d'Antoine Rufenacht( j'étais venu pour l'écouter lui, M.Rufenacht), qu'elle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai constaté que cette réunion s'est transformée en meeting cantonale en faveur de Mme Dufour, candidate( mais pas la seule car pour nous c'est Hervé de Bressy!) dans le 6ème canton du Havre.
Bref, venu pour écouter M.Rufenacht, maire du Havre sortant, j'ai eu le droit à un speech de Mme.Dufour: si j'avais envie de l'écouter, je serais venu à l'une de ses propres réunions publiques, pas à celle du maire concernant les élections municipales! Car ces deux élections ne sont pas pareil, n'amalgamez pas!
Attendez, le pire est à venir. Passons sur cette manoeuvre politicienne de Mme.Dufour pour se concentrer sur le contenu de son speech.
Mme. Dufour a expliqué, et elle a tout à fait raison, que le Conseil Général de Seine-Maritime était endetté de façon monstrueuse. Explication: oui pour l'emprunt d'investissement, non pour l'emprunt de fonctionnement! Jusque là tout va bien. Mais que fait Mme Dufour à ce stade? Au lieu de dire qu'en votant pour elle, le département sera géré de manière transparente et de façon à réduire la dette avec des achats utiles bon pour l'investissement, des réductions de dépenses avec suppression des achats inutiles, emprunt pour l'investissement et non pour le fonctionnement, réduction des frais de fonctionnement..., non Mme Dufour joue sur la peur! En ne votant pas pour elle, vous votez pour ceux qui augmenteront vos impôts l'année prochaine! Et comble de l'horreur, elle dit que voter pour elle c'est "voter bien"! En clair et par analogie, voter pour les autres candidats, c'est voter mal...
Mme Dufour, quelle honte pour la conception même de démocratie! La démocratie par essence c'est la pluralité, la diversité, le choix! Votre vote n'est pas le bon vote: c'est un vote parmi d'autres! Si demain le 9 mars je vote pour M.x ou Y, ce ne sera pas un mauvais vote, ce sera le mien!
Par pitié Mme Dufour, modérez vos propos à l'avenir, je ose croire que cette phrase "voter bien" était irréfléchi et pas digne d'un membre de campagne de M.Rufenacht aux municipales...
21:50 Publié dans Le Havre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Villiers le bel: dérapage orchéstré par...
Anecdote: Michelle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur donc chef de la police, n'était même pas au courant de l'invitation des journalistes à assisté à ce spectacle de foire! Vous voulez voir la police en action avant les municipales, histoire de reprendre le thème sécuritaire pour éviter la raclée annoncée, alors approchez mesdames et messieurs c'est par ici!!
Question: qui a invité le presse? La police, histoire de se venger de ce qu'elle a subi à Villiers le bel(policiers tabassés...) ou tout simplement le Président de la République(enfin un proche puisqu'arrivé à ce stade on ne fait pas les choses soit-même) afin de redorer son blason,celui de 1er flic de France pour faire oublier:
- sa comm désastreuse avec son divorce,sa promenade chez Mickey(Oh,France des châteaux de la Loire où vas-tu),vacance de riche en Egypte alors que les Fançais triment, mariage, projet de bébé alors qu'on s'en fout
- sa chute incroyable dans les sondages(Newton redécouvrirait la pesanteur) et donc reprendre la main et éviter la casse au moyen d'un thème qu'il connaît par coeur, celui du tout sécuritaire en images, vidéos, JT, photos, unes des magasines, unes des journaux...
Et après?: un énième plan de prévu pour un quartier stigmatisé, où les investisseurs s'enfuient en courant... Mais c'est logique: je vois la police partout dans un quartier, je n'y vais pas! En clair, en filmant ce spectacle, ce sont tous les habitants de Villiers le bel qui sont pris en otage...
04:45 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.02.2008
"Je t'ai donné mon fils, je t'ai donné ma ville, et tu m'as mis dans la merde"
Quand l'élection municipale se transforme en intérêt privé:
Normalement, dans la tête d'un citoyen, un homme politique doit se consacrer à l'intérêt général et pas à son propre intérêt. Or, ce que l'on peut voir en ce moment à l'UMP(mais aussi dans tout les autres partis), c'est qu'il y a une multitude de listes dissidentes de personne, qui mécontentes de n'avoir pas été choisi par les commissions des partis, décident de se présenter pour leur propre gloire(devenir maire, ça en jette!).
Prenez l'exemple de Neuilly... Pourquoi avoir parachuté Martinon-non-non alors que Teullé était le responsable UMP local? Pourquoi ce même Teullé décide in fine de constituer sa propre liste quand l'UMP décide de soutenir le candidat Fromantin après l'éviction(forcée, il faut le dire) de Marinon-gnon-gnon? D'ailleurs, pourquoi soutenir Fromentin et pas Teullé? Bref, on n'y comprend plus rien à part qu'on à la preuve que le choix du candidat ne se fait pas en considération de l'intérêt général mais en fonction des intérêts personnels des uns et des autres...
Prenez un autre exemple encore plus frappant: à Cannes, il y aura pas moins de 4 listes de droite se réclamant de l'UMP!! A Nice, Estrosi, investi par l'UMP et déja Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, n'arrête pas de taper sur Peyrat maire sortant UMP et qui se représente quand même en qualité de dissident...
Clientélisme, on intérêt particulier... en regrette le maire du petit bourg, agriculteur, pour qui être maire c'est vraiment agir dans l'intérêt de son village au vu de son indemnisation et de la tâche de boulot qu'il a à faire en plus de son propre travail...
Cette affaire de Neuilly n'aura d'autre effet pour Nicolas Sarkozy de chuter, chuter, chuter, chuter encore...
16:55 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

